Alimentation au biberon : les différents types de lait, quand introduire la diversification ?

Pour les enfants au biberon, quels laits faut-il donner ?

A la naissance on donnera un lait premier âge dit pour nourrisson jusqu’au six mois de l’enfant puis un lait deuxième âge dit de suite jusqu’à un an, ensuite on donnera du lait troisième âge dit de croissance jusqu’à trois ans.

Quelles sont les différences entre ces trois laits ?

Les laits suivent l’évolution de la croissance de l’enfant : le lait deuxième âge dit de suite est plus riche que le lait premier âge en protéines, glucides (sucres) et minéraux et moins riche en lipides (graisses). Les vitamines sont à peu près identiques. Le lait de croissance est encore plus riche en protéines et minéraux que le lait deuxième âge.

Peut-on le remplacer par du lait de vache ?

Le lait de vache n’est pas adapté au nourrisson, il est trop riche en protéines et minéraux (notamment sodium) et pas assez en fer, acides gras essentiels et vitamines (C, D, E, B9). Idéalement, il faut attendre les trois ans de l’enfant pour éviter des carences.

Que penser du lait de chèvre à la place du lait de vache pour un nourrisson ?

Si l’objectif est d’éviter une allergie aux protéines du lait de vache c’est inutile : les compositions aminées des protéines du lait de vache et de chèvre sont en effet très proches. De plus, le lait de chèvre conduit comme le lait de vache à des carences en acides gras essentiels, fer, Vitamines B9, C, D, E et en plus en vitamine B12 et également à des excès en protéines, sodium et chlore ce qui peut entrainer une acidose hyperchlorémique chez l’enfant.

Et les laits végétaux ?

Il faut différencier les substituts à base de végétaux (soja, amande, riz, châtaigne, noisette) qui sont « des jus de végétaux » improprement appelés « laits de végétaux » des préparations infantiles à base de végétaux. Les premiers (substituts à base de végétaux) ne respectent pas la réglementation européenne. La plupart d’entre eux sont trop faibles en lipides, protéines, calcium, fer, vitamines B 12 et D.

Si certains (soja, amande) semblent avoir des teneurs en protéines et fer correct, il faut savoir que la nature des protéines expose à des carences en acides aminés essentielles et leur fer est mal absorbé. Ils apportent de plus presque tous des calories insuffisantes d’où des retards de croissance.

Les seconds (Préparations infantiles à base de végétaux) respectent la réglementation européenne. Par exemple celle à base de riz qui sont prescrits en cas d’intolérance aux protéines de lait de vache.

Doit-on proposer de l’eau en plus des biberons ?

Uniquement en cas de très fortes chaleurs, l’eau contenu dans les biberons de lait artificiel ou dans le lait maternel suffit pour hydrater bébé dans des conditions normales.

Puis-je introduire des céréales dans le biberon de lait de mon enfant pour qu’il « tienne » mieux la nuit ?

Il n’y a pas de justification à introduire les céréales infantiles avant 4 mois. Cela risque de réduire la consommation du lait du fait de l’augmentation énergétique apportées par les céréales et d’ainsi le carencer en fer, calcium et acides gras essentiels. Il existe si vous pensez que votre enfant a du mal à se rassasier des laits épaissis ou dits « Satiété ».

Passé 4 mois on peut les introduire généralement sans gluten avant 6 mois et avec après. Cela permet une introduction progressive du gluten et pour les nourrissons plus âgés, une augmentation énergétique des biberons sans donner de trop grande quantité de lait lorsque le nombre de biberons quotidiens diminuent.

Mon enfant de un an a l’habitude de prendre un biberon de lait dans son lit la nuit 

Passé les six premiers mois, l’enfant peut passer une nuit complète sans repas.

Le biberon de lait pris au lit favorise les caries. Le lait contient des glucides qu’apprécient les bactéries responsables des caries. La sécrétion salivaire est réduite la nuit et empêche donc de tamponner la production acide bactérienne.

D’autre part le biberon de nuit est souvent donné pour remédier à des troubles du sommeil. L’enfant en prend l’habitude et le réclame pour tout endormissement ce qui au final entretient le problème du sommeil.

Quand doit-on diversifier l’alimentation d’un enfant ?

La diversification se fait entre 4 et 6 mois.

Tous les enfants ne sont pas prêts au même rythme.

Il s’agit d’un triple changement : mode d’administration de l’aliment, consistance et goût.

Par quoi commencer ?

On commence de préférence par les légumes (carottes, courgettes, haricots verts, potiron, épinards, panais, brocolis) au déjeuner.

On continuera par les fruits que l’on peut donner au goûter (en conservant le biberon de lait) ou la tétée au sein (compotes de pommes, pêches, abricots, poires ou bananes bien mûres écrasées)

Comment les introduire ?

Au début il s’agira de toute petite quantité de légumes mixés(quelques cuillères à café) que l’on peut proposer à la cuillère ou diluer dans le biberon de lait.

Comment procéder pour donner les légumes dans le biberon ?

Il faut conserver le niveau de remplissage du biberon en eau plus légumes et compléter avec le nombre de doses de lait habituel.

Par exemple l’enfant boit un biberon de 150ml d’eau + 5 doses de lait, on met deux cuillères à soupe de purée de légumes dans le biberon, on complète jusqu’à 150ml avec de l’eau et on ajoute cinq doses de lait.

Comment préparer une purée de légumes ?

On fait cuire les légumes à l’eau ou à la vapeur sans ou avec très peu de sel. On les mixe en ajoutant de l’eau de cuisson ou du lait de suite. On ajoute une cuillère à café de beurre ou d’huile. Cette purée peut se conserver 24 heures au réfrigérateur ou être mise au congélateur.

Quel délai proposer entre deux introductions d’aliment ?

Il y a deux écoles (prenez avis auprès de votre pédiatre).

Certains préconisent l’introduction d’un même aliment trois jours de suite pour contrôler les éventuelles réactions allergiques, d’autres au contraire de changer tous les jours ce qui favorisera plus tard l’acceptation par l’enfant de goûts variés.

Dans le premier cas, lorsque chaque légume a été testé trois jours de suite, ils peuvent être mélangés (carottes/courgettes par ex).

Il ne faut pas se fier aux « mimiques » du bébé : ce qui nous semble être une grimace peut juste correspondre à la surprise de la nouveauté, si l’enfant le refuse, on ne le force pas, mais on peut le reproposer régulièrement.

Avoir en tête aussi que la carotte constipe, si l’enfant a une tendance à la constipation commencer par un légume vert.

Y a-t-il des légumes à éviter ?

Eviter ceux à goût fort ou qui risquent de donner des gaz : poivrons, salsifis, choux, petits pois, navets, verts de poireaux. Ils seront introduits plus tard vers 10 mois.

Attention au céleri qui peut être allergisant, on le donnera vers 1 an.

Quand introduire les pâtes et le riz ?

Ainsi que la semoule et la floraline vers 8/9 mois si l’enfant sait bien avaler sinon on peut les mixer.

Mon enfant a reçu le vaccin du BCG : 7 règles à respecter

  1. Laissez le bras vacciné à découvert le plus souvent possible, pour faciliter la cicatrisation.
  2. Mettez des vêtements qui ne serrent pas à l’endroit où la piqûre a été faite.
  3. S’il s’écoule un peu de liquide à l’endroit où la piqûre a été faite, appliquez simplement une compresse sèche et stérile.
  4. N’APPLIQUEZ AUCUNE POMMADE, NI TALC, NI AUCUN AUTRE PRODUIT à l’endroit où la piqûre a été faite ou sur le ganglion!
  5. Ne donnez aucun antibiotique !
  6. Le bain et la douche sont autorisés dès le jour de la vaccination. En revanche, éviter les bains en piscine ou à la mer s’il s’écoule un peu de liquide.
  7. Consultez votre médecin si : La zone dure au toucher (apparue autour du point de piqûre mesure plus de 3 cm) Votre enfant est gêné dans ses mouvements. Le ganglion, qui est apparu sous le bras, est visible à l’œil nu et ramolli (suppuration).

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